
À bord de l’avion Paris-Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière, reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale. Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près d’oublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsaharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère,
Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre paru en 1974, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.

Grand Prix du roman de l’Académie française pour
Dara, Prix Renaudot pour
Les
Braban, Patrick Besson, dont le « du même auteur » comporte près de cinquante titres, est
membre du jury Renaudot et collabore notamment au
Point, au
Figaro Magazine et
à
Marianne. Les Éditions Fayard ont publié récemment
Saint-Sépulcre !, Zodiaque
amoureux (Mille et Une nuits),
Belle-sœur, une réédition de
La Vie quotidienne
de Patrick Besson sous le règne de François Mitterrand, ainsi que
Le Corps d’Agnès
Le Roux et un recueil de nouvelles,
1974.
© photo : John Foley / Opale
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