
«Sur un transat, il mange un esquimau. Le chocolat fond autour de sa bouche, il s’en met partout. On dirait du sang séché. Le ciel est de la même couleur que le soleil. Ce matin, on a braqué le minibar. Augustin voulait qu’on célèbre son départ. L’air a une vague odeur de jasmin. Je suis sûr que c’est le produit d’entretien. Il se lève pour aller commander quelque chose au restaurant, de l’autre côté de la piscine. Je l’observe. De longs palmiers bougent lentement derrière lui. Graphique. Il plonge dans l’eau. Il disparaît quelques secondes, puis il réapparaît. Il revient, il se rallonge sur son transat. Je regarde les parasols kitch, jaunes et rouges, et je pense que ce serait vraiment beau de les voir tous s’envoler en même temps.»

Sacha Sperling a dix-huit ans. Il signe ici son premier roman.
© photo : Christine Tamalet

Sacha Sperling signe un bon premier roman
( L'Express )
Un premier roman très remarqué
( Elle )
L'animal a du charme. Un spleen bien branché.
( Le Point )
C'est le propre des grands livres que de jeter leur ombre immense sur leurs successeurs en herbe. Pourtant celui-ci est à part, et réellement novateur. -- texte sublime
( Marie-Claire)
Ce livre, le bruit qu'il va faire, probablement, dans le mur du son social
( Le Monde 2 )
Ce premier roman est réussi. -- On attend la suite. Avec impatience.
( Lire )
Une surprenante maturité littéraire.
( Livres Hebdo )
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