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La croisade des camelots

ou les aventures financières et bien peu recommandables de George Bush et de ses compagnons

Christophe Grauwin

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Et si le meilleur argument de George Bush ou de Dick Cheney, de Donald Rumsfeld ou de Paul Wolfowitz, la somnolente immunité dont semblent bénéficier leurs actes les plus grossiers, tenait à ce fait, justement, qu?ils sont « trop gros pour être vrais » ?

Attaquer l?Irak pour donner des contrats à une poignée de sociétés amies, c?est trop gros pour être vrai. Hystériser le danger terroriste afin de créer un marché sécuritaire au profit de compagnies qui vous rémunèrent en contrepartie, c?est trop gros pour être vrai. Faire une loi sur l?école au nom de l?écolier, qui fait tenir sur sa chère tête un empilement d?intérêts financiers, c?est trop gros pour être vrai. Faire briller ses yeux en évoquant le sort de personnes âgées obligées de travailler pour payer leurs médicaments, et confier leur sécurité sociale à des intermédiaires où se régénèrent, en augmentant le prix des médicaments, certains de ses vieillissants associés, c?est trop gros pour être vrai.

Donald Rumsfeld, George Bush, Dick Cheney, des hommes d?affaires ? Trop gros, simpliste, impensable, antiaméricain. Pourtant, un séjour assez long dans leurs entreprises et leurs conseils d?administration, une analyse de leur rhétorique, un suivi de leurs participations ne peuvent empêcher d?arriver à cette conclusion : c?est bien l?homme d?affaires, la routine et l?esprit propres à l?homme d?affaires qui semblent se mouvoir à l?intérieur de ces gouvernementaux, et gouverner leur position. Et nous serions nous-mêmes hommes d?affaires, adeptes de la simplification, pour les laisser étendre leur empire avec autant de facilité.