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À la manière de Sang-froid (Truman Capote), ou de Trois mois de fièvre (Gary Indiana) – un portrait hallucinant de l’assassin du couturier Versace -, Paroxysmes est un roman-vérité sur le crime passionnel contemporain. Aucune fiction, si ce n’est, parfois, la liberté que s’accordent les auteurs d’imaginer les intentions des personnages ou le climat psychique d’un être en état second lorsqu’il donne la mort.

Paroxysmes emprunte à Crimes et passions, la série de films documentaires tournés par Mireille Dumas dans les prisons françaises en 1990 (Lion d’argent à Venise et Fipa d’argent à Cannes), des faits divers dont certains attendent encore leur dénouement. Ce qu’aucun juge, aucun avocat n’avait obtenu au tribunal, les aveux circonstanciés des crimes, Mireille Dumas l’a entendu dans la cellule même des condamnés.

Qui sont-ils ? Des fous sanguinaires ?… Bien des criminologues expliquent le crime par l’enfance ou par les gènes. D’un côté les anormaux, de l’autre les normaux, nous autres. Prudence. Au paroxysme de l’émotion - peur, dépit, haine, jalousie, et parfois désir : tuer n’a rien d’anormal, tuer est un réflexe vital d’autoconservation. Ce qui n’excuse rien, bien sûr que non, la bête humaine étant douée de raison, censée réagir aux instincts déprédateurs.

Roman-vérité, Paroxysmes n’en devient pas pour autant une série de biographies racoleuses, voyeuses, utilisant le curriculum de criminels ayant pour certains purgé leur peine et mérité le droit à l’oubli. Lieux, chronologie sont maquillés par respect envers eux comme envers leurs proches. Mais entendant réfléchir à la notion de criminalité, pas seulement individuelle et romantique, pas seulement intempestive, Paroxysmes raconte à la fin, avec Au pays des droits de l’homme, l’histoire d’une petite ville où l’on se serre les coudes entre notables, entre gens bien, entre salauds du meilleur milieu. Suicides inexpliqués, actes de barbarie, viols à répétition, procès kafkaïens, rien n’y fait : la société ferme les yeux et le mal court toujours…