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Rentrée Littéraire Pauvert 2026

La Rentrée Littéraire des Éditions Pauvert

François-Régis de Guenyveau
Totem

Certaines lumières d’enfance ne s’éteignent jamais. 
 

Une nuit d'été dans les Landes. Pierre, douze ans, est arraché à son sommeil par des hommes cagoulés. Dans la forêt, il découvre son ami Sacha, recroquevillé au pied d’un arbre. De cette nuit, ils ne parleront jamais.

Vingt ans plus tard, Pierre vit à Rome, où il recrute les futurs dirigeants de l’intelligence artificielle et de la Défense européenne. Sa vie semble toute tracée. Jusqu’au jour où, dans un train, il croit reconnaître Sacha. Cette silhouette suffit à faire vaciller les certitudes qu’il s’était construites.

Qui était vraiment Sacha ? Qu’est-il devenu ? Des forêts de son enfance aux coulisses du pouvoir européen, Pierre remonte le fil d'une amitié qui n'a jamais été soldée. Mais à mesure qu’il se rapproche de son ami disparu, c’est sa propre histoire qu’il voit ressurgir : celle d’une génération qui croyait le monde promis et qui peine désormais à y trouver sa place.

Après Un dissident (Albin Michel, 2017 ; prix Edmée de La Rochefoucauld) et Simulacre (Fayard, 2024 ; prix Ada), François-Régis de Guenyveau signe signe un roman sur l’amitié, les fidélités invisibles et le prix à payer lorsque l’on renonce à ses promesses d’enfance.

En librairie le 19 août

« Soudain, il s’est retourné. Ses yeux rougis ont brillé dans le faisceau de ma lampe. Ce que tu as vu, il faut que tu me promettes de n’en parler à personne. Il a prononcé ces mots d’une voix tranquille, effrayante dans ce contexte. Je n’ai rien vu, Sacha, qu’est-ce qui s’est passé ? Promets-le, a-t-il répété. L’air était humide. Une odeur de mousse fraîche montait du sol. C’est promis, ai-je dit, sans trop savoir à quoi je m’engageais. »

Arthur Grossmann
Si tu n'as jamais joué

Un premier roman initiatique
 

Bazar, Bogdan et Nadir, trois « sans-places » attachants, sont englués dans une révolte sociale et personnelle. Décrochage scolaire, absence de perspective, jusqu’au jour où ils sont initiés au rugby par un ex-taulard devenu flic. Les coups font mal mais les gars résistent. Ici, même quand on perd, on relève la tête.

Roman initiatique, ode au sport, au dépassement de soi et à l’aventure collective, Si tu n’as jamais joué raconte l’histoire de trois petits cons qui deviennent des héros.

Rugbyman, apiculteur amateur, reporter, Arthur Grossmann est l’auteur d’un récit de voyage, Vertige indien (Gallimard, « Le sentiment géographique », 2016). Si tu n’as jamais joué est son premier roman.

En librairie le 19 août

« Une clameur s’éleva de l’enceinte du stade, résonna dans mes côtes. Mon père me suivit au-delà des grilles, des postes de fouille, dans les escaliers grouillants, dans les travées en fanfare où l’air embaume le graillon d’oignons et le béton trempé de bière. C’était mon cœur qui gravissait ces marches où l’on se sent danser sur le dos d’un géant et où l’on découvre tout à coup, comme à travers une fenêtre, la lumière assourdissante des tribunes, ce mur pointillé de flashs, enrobant comme un écrin une pelouse vert paradis. »

Antoine Rault
L'homme qui était heureux sans le savoir

Une ode à la joie
 

Et si c’était l’oubli de l’inéluctable issue de l’existence qui nous empêchait d’en goûter la saveur ? À moins peut-être, paradoxalement, de se savoir atteint d’une maladie incurable… rare et irréversible. Au terme d’une série d’examens médicaux, Pierre apprend qu’il est condamné. Pas comme nous le sommes tous. Condamné à brève échéance. Mais ce qui aurait dû être une catastrophe se révèle être une chance. Se débarrassant peu à peu de ses ressentiments, de ses regrets et de son amertume, Pierre redécouvre la valeur de la vie.
 
Avec humour et beaucoup de sensibilité, l’auteur nous raconte la métamorphose d’un homme qui trouve enfin le bonheur en apprenant à vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Vaut-il mieux vivre longtemps de mauvaise humeur, ou brièvement dans la joie ?

Antoine Rault est romancier, dramaturge et scénariste. Nommé aux Molières et aux Globes de Cristal, il reçoit le Grand Prix de l’Académie française en 2006 pour Le Caïman et le prix Maurice Genevoix en 2017 pour La danse des vivants.

En librairie le 19 août

Je suis mort ce matin à cinq heures quarante. Je suis encore chaud, enfin, tiède. En voie de refroidissement rapide. D’ailleurs, on ne va pas tarder à me surgeler. On est peu de chose quand même. Je suis là et je me vois. Je me regarde comme si c’était un autre. Je vois un corps étendu sur un matelas. Un corps sous un drap blanc. Pas de doute, c’est bien moi. »