« Je ne prétends ni connaître ni comprendre l’Inde. Qui pourrait y parvenir ? Sa formidable complexité, son extrême sophistication, sa vastitude et sa diversité, tout cela a de quoi faire perdre son sanskrit au plus « indianisé » des Occidentaux. Par
rapport à l’Inde, on naît et on demeure le « barbare » d’Henri Michaux. J’assume, je fais de mon mieux, je tâche d’apprendre à chaque voyage. L’Inde est inépuisable. Elle est également en train de devenir, face à la cacophonie et la brutalité qui dominent le monde, une voix qui compte de plus en plus, une voie différente d’approche des problèmes, un partenaire majeur, stable et démocratique. Elle mérite le siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’elle revendique depuis longtemps, sans impatience. L’Inde a tout son temps. Ses amis ne peuvent que s’en réjouir, sans angélisme ni aveuglement, mais avec confiance. Je suis de ceux-là, fasciné mais lucide, chaque jour un peu plus ébloui par ce pays. » J.-C. P.
Après André Malraux et Jean-Claude Carrière, Jean-Claude Perrier est sans doute l’écrivain français dont la connaissance de l’Inde est à la fois la plus fine et la plus vaste. Mais surtout la plus vivante, la plus chaleureuse, nourrie de cet amour du pays et de son peuple qui permet au savoir de se muer en littérature. Parmi ses livres, plusieurs sont consacrés à l’Inde : André Malraux et la tentation de l’Inde (Ambassade de France en Inde / Gallimard, 2004), Dans les Comptoirs de l’Inde (Imperiali Tartaro, 2013), ou encore Comme des Barbares en Inde (Fayard, 2014). Il a reçu le prix Duc d’Aumale de l’Institut de France pour La mystification indienne (Le Cerf, 2025), finaliste du prix Renaudot Essai.
rapport à l’Inde, on naît et on demeure le « barbare » d’Henri Michaux. J’assume, je fais de mon mieux, je tâche d’apprendre à chaque voyage. L’Inde est inépuisable. Elle est également en train de devenir, face à la cacophonie et la brutalité qui dominent le monde, une voix qui compte de plus en plus, une voie différente d’approche des problèmes, un partenaire majeur, stable et démocratique. Elle mérite le siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’elle revendique depuis longtemps, sans impatience. L’Inde a tout son temps. Ses amis ne peuvent que s’en réjouir, sans angélisme ni aveuglement, mais avec confiance. Je suis de ceux-là, fasciné mais lucide, chaque jour un peu plus ébloui par ce pays. » J.-C. P.
Après André Malraux et Jean-Claude Carrière, Jean-Claude Perrier est sans doute l’écrivain français dont la connaissance de l’Inde est à la fois la plus fine et la plus vaste. Mais surtout la plus vivante, la plus chaleureuse, nourrie de cet amour du pays et de son peuple qui permet au savoir de se muer en littérature. Parmi ses livres, plusieurs sont consacrés à l’Inde : André Malraux et la tentation de l’Inde (Ambassade de France en Inde / Gallimard, 2004), Dans les Comptoirs de l’Inde (Imperiali Tartaro, 2013), ou encore Comme des Barbares en Inde (Fayard, 2014). Il a reçu le prix Duc d’Aumale de l’Institut de France pour La mystification indienne (Le Cerf, 2025), finaliste du prix Renaudot Essai.
